............Chαpitre Trois.... Le lendemain , la tête me tourna. Je frottais intensément mes yeux, je voyais clairement. Pourtant, j'aurais juré que j'avais baissé mon volet. J'avais raison, je voyais dans le noir. Étrangement. Je ne posai pas plus de questions sur ce sujet. Pour moi, ça n'était qu'un truc comme ça...
J'allumai, plissai les yeux pour y voir plus nettement comme à mon habitude. Cherchant mes lunettes, celles qui s'afféraient bien inutiles, je voyais parfaitement. J'éteignais, allumais, mis mes lunettes, les remettais sur ma table de chevet.
Je voyais bien : sans mes lunettes de vue
______________et
_dans le noir.
J'abrègerais cet épisode : "
JOUR-NUIT " pour aller prendre mon petit déjeuner.
Je saluai mes parents, fatigués, ils avaient travaillé tard hier. Je n'ai pas à les plaindre.
Elle m'attendait, prête à partir, humai le cuire de cette dernière, cuire qui sentait le chagrin, les larmes, les sanglots. J'avais passé tellement d'heures dans ce tas de ferraille pour m'y "recueillir " . Je ne pensais jamais à l'avenir étant enfant, je pensais que la vie, il fallait la suivre et nous la tracer. Et maintenant, je vois que les choix, je ne suis pas très douée pour les analyser. Je croyais à Madame la Cloche , au prince Charmant. Je l'ai trouvé mais
il est resté sur son cheval Blanc..
Récitant, la leçon de la veuille, j'attendais mon cours de Criminologie avec impatience et je sus que cette fois-ci, j'allais être présente toute l'heure. Ni la chaleur ni ma morosité pouvaient en décider autrement. Je saluai le professeur qui me répondit par un geste de la main. Il me souriait ce qu'il me fit sourire. Il bloqua, je remarquai que ce fut le premier sourire en Deux ans.
Deux heures consécutives de cours sans rien, je me sentais totalement bien. Bien. Le soleil me réchauffait le dos, quand j'aperçus Claire venant dans ma direction.
_Silhouette ! Tu m'éblouis. Elle rigolait déjà à 1oh3o du matin. Sa blagounette me fit pouffer. Nous allions en cours de Philo quand comme à son habitude, elle trébucha. J'entendis son rire, sa voix, aussitôt un frisson parcouru ma colonne vertébrale, mes yeux fixèrent le sol, mes mains trop occupées à remettre mes cheveux derrières les oreilles. Claire s'excusa à
Noah, qui lui sourit, encore. Je sentis son regard sur moi, je crus que mes joues aller exploser, mon c½ur voulant fuir mon corps, face à ce beau brun. Les flashbacks de mon histoire avec lui :
_Premier
Regard.
__ Premier
Dialogue.
__ Premier
Rendez-vous.
__Deuxième
Rendez -Vous.
__ Premier
Baiser.
__Premier
Mois.
__Premier
``Je t'aime ´´ __Deuxième Mois.
__Troisième Mois.
_____ Sixième Mois.
Première
Fois.
__ Première
Dispute.
__ Première
Séparation.
__ Premier
Manque.
__ Première
Réconciliation.
__________ Premier C¼UR BRISE_Allô ! Tu es encore avec nous? Désolée, c'est une fille qui est assez dans les nuages. plaisanta Claire avec Noah.
Je revenais difficilement à la réalité. Je devais affronter son regard rempli d'incompréhension. Boum. Boum. Boum. Mon ire cauchemard orné de cils longs et épais, me dévisagait pour trouver la Solution. Le sol, me semblait fort mou à ce moment.
Je voulαis m'étouffer dαns ses brαs, m'intoxiquer de ses lèvres, me noyer dαns ses yeux, mourir dαns ses brαs
Il devait être lié à mon Destin. Pourquoi ces effets sur mon être? Pauvre être humain, amoureux d'un être qui ne me mérite pas.
_Je sais, riait-il
Biensure qu'il le sait. Ma gorge fut sèche, quand je voulus prononcer un mot, c'est une toux qui sortit.
_Aaaah. Vous vous connaissez donc ! Tu m'as caché ça, Silou ! me donnant un coup de coup et un vilain clin d'½il
Je devais parler, je le savais. Quand j'essayai de dire un son, la sonnerie retentit. Il s'éloigna avec mon âme.
Sa voix grave s'éloigna... Claire et moi allions en cours.
*
18hoo. Une de mes plus longues journées s'achevait. Claire étant partie vers 2h3o, la fin de ces cours. Je retrounai seule dans mon véhicule. Je mis le contact, quand, j'entendis quelqu'un frappait au carreau.
_Je dois te parler. dit-il sérieusement.
Je regardais à mes pieds pour vérifier que mon c½ur n'était pas sortit de mon corps. Déjà sa présence me perturbai, mais il était tellement proche de moi, que je distinguais son odeur.
_D'accord, dis-je d'une voix qui se voulut confiante. C'était raté, déjà. Hum.
Je sortis de la Fiat, je me sentis nue face à " l'inconnue "? Pourquoi, voulait-il me parler? Était-il fâché que je lui adressé la parole? Était-il furieux parce que je n'avais pas su tenir parole? L'oublier... mais à quel prix?
Des images me reviennent , les disputes violentes ensanglantent mon cerveau, tout ça additionnaient au fait qu'ils soient si proche de moi. Une main posée sur la 5oo, entre la voiture et lui.
Moi. Mon corps réagissait plus vite qu'il ne le faut. Je me mordillai la lèvre, en voyant les siennes.
_Je suis toute à toi... Enfin, je veux dire, je t'écoute, je suis toute ouïe, ha. me reprenais-je maladroitement.
Que veux -tu?, continuant à pédaler dans la semoule....
Ma maladresse le fit rire. Je voyais, les muscles de ses épaules se détendre. Il prit une grande inspiration avant de s'expliquer :
_Je ne peux plus faire semblant, Silou. Faire semblant de ne pas te voir au campus, dans ta voiture. Faire semblant d'être indifférent à toi, à tes cheveux, à tes regards, à tes pleurs. A faire semblant de ne pas te connaître, faire semblant de ne pas t'aimer. Faire semblant de ne pas remarquer à quel point tu es malheureuse. Je te vois tout les jours et ce depuis notre rupture forcée par tes parents qui ne peuvent supporter un garçon de classe moyenne qui gagne son argent en jouant de la guitare tout près du supermarché, ayant besoin de la bourse pour continuer à étudier. Ils te détruisent, tu meurs, tout les jours. J'en peu plus. Je suis lassé de tout ça. Tu était mon passé et tu le sais que tu seras mon futur, quant à mon présent, je ne sais que dire. sinon que Silou, tes lèvres me manquent comme tout ce qui se rattache à elles.Je me jetai dans ses bras, il me serra fort, très fort, les larmes roulèrent sur sa veste. Je humais de nouveau son odeur, fraiche et pleine de vie.
_Tu me manques tellement , murmurai-je à son oreille
Mes mains étaient moites, mon c½ur était dans un état indescriptible, j'essayai d'arrêter de trembler, tentai de contrôler mes jambes. Un frisson sur ma nuque me fit tressaillir. Je rêvais depuis tellement longtemps d'entendre ces mots. Ses mots, même. Je me mordillais la lèvre inférieur, cherchant une réponse dans ses prunelles. Si je pouvais arrêter le temps, ça serait maintenant. Là. Entrain de nous regarder, de nous déguster.
Nous restâmes quelques minutes à nous contempler, d'une certaine manière, nous avions arrêté le temps. Sauf que les oiseaux volaient, les voitures roulaient et les gens parlaient..
Soudain, le chagrin s'empara de moi. Je ne pouvais plus me concentrer sur l'instant, mon esprit pensait au futur.
_Hey , que se passe-t-il? s'interrogea Noah, me prenant le menton, pour affronter son regard inquiet
_Le problème est toujours là.. Tu es là, à me dire ces belles choses. Je regrette déjà ce que je vais te dire mais tu sais bien qu'on ne peux pas être ensemble. On sait tout deux comment ça se passera. Mes parents et nous, ça fait deux et tant que tu n'as pas les yeux bridés, les cheveux raides et le reste, ça fera toujours Deux. Et sans l'accord de mes parents, je n'ai plus d'étude. C'est horrible de choisir mes études plutôt que toi. Toi, ma raison de vivre et de mourir. Mes parents ne sont rien comparé à toi. Mais mes parents sont tout pour moi malgré que la vie de famille n'est plus depuis le jour où je t'ai vu. J'ai promis à mes parents de ne plus te voir, je t'ai promis à toi que j'allais disparaître. Et me voilà, à pleurer dans tes bras, tremblant comme une feuille. Alors, faut-il encore que je disparaisse pour que tu m'oublies?_Silou... reste. Reste dans mes bras. me suppliait-il
Je me détachais de lui, m'arrachait de son torse. D'un revers de manche, je séchais les larmes qui ne cessait de couler, maintenant. Il me prit pas le bras, et m'embrassa. Le baiser remplit de tristesse, mes perles salées touchait ses lèvres. Notre étreinte fut submergée de pleur, de gémissement , de plainte. Quand on se détacha, j'étais devant ma porte, prête à ouvrir. J'ignore le temps qu'avait duré cet entretien... mais .... Quel entretien !
Le soleil était au porte de l'horizon.
*
La chaleur de l'étoile avait envahit mon Oasis. Je balançais mon sac à travers la pièce. Ma mère cria à table. A peine chez moi, on m'ennuyait pour des choses aussi connes que de manger. Merde.
Mes parents entamèrent une discussion sur leur travail... J'essayais de masquer les larmes, encore ces larmes.
_Ça va Silou? demandait mon père
Étonnée par son intention, je me regardais à coté de moi, pour enfin revenir à lui.
Que devais-je dire? Allais-je enfin crier :
" Comment veux -tu que ça aille?! L'amour de ma vie est juste là , je ne peux pas le prendre dans mes bras. Vous me privez de tout les biens fait de l'adolescence et de la vie délirante d'étudiante ! Et là , tu me demandes si ça va après plus de 6 mois de silence? Tu te moques de qui? " _Oui, ne t'inquiètes pas. Je préférai me taire. Deux discussions sérieuses en une journée, c'était de trop.
* * *
Pouf, un chapitre de plus. Le pourquoi du comment de ma fiction n'est pas encore là. Mais, bientôt
peut-être. J'espère que vous avez aimé. Merci pour vos commentaires encourageants. J'ignore si c'est long ou court. C'est difficile, la prévisualisation de Skyrock est quelque peu désaffectueuse >< Ça n'est pas facile à savoir. J'ai remarqué que les photos des articles plaisaient beaucoup. Merci, ça fait toujours plaisir de savoir ce genre de détail = D.
Bisous, mes jeunes.
Vαl´
________________________________________________________Ps: Merci à
Toi <3